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LLM13 février 2026· 13 min

Apprendre à utiliser ChatGPT (ou Gemini) : le guide de survie du débutant

Ouvrir l'outil, quoi taper, comment réagir quand la réponse déçoit, et les pièges qui font abandonner les débutants.

Image hero – Guide de survie ChatGPT Gemini [PROMPT image hero : Dark Mode Technical Sketch — Personnage avec un bouclier et une zone de texte devant un écran de chat. Fond noir, traits blancs fins, style croquis technique minimaliste, haut contraste.]

Lucas a installé ChatGPT il y a trois mois. Il a envoyé deux messages. Le premier : « Bonjour. » La réponse était polie mais vague. Le deuxième : « Rédige un email. » L’IA a demandé des précisions. Il n’a pas su quoi répondre. Il a fermé. Depuis, l’icône reste sur son téléphone mais il ne rouvre plus. Pas parce qu’il n’en a pas besoin — parce qu’il ne sait pas comment « bien » s’en servir.

Vous avez créé un compte. Vous êtes devant la zone de saisie. Et là, rien. Vous ne savez pas quoi taper. Vous avez peur de « mal faire ». Ou vous avez tapé quelque chose et la réponse vous a laissé perplexe — trop longue, trop bizarre, pas ce que vous vouliez. Ce guide est fait pour ça : survivre aux dix premières minutes, puis aux dix premiers jours, avec ChatGPT ou Gemini, sans avoir l’impression de tricher ou de ne rien comprendre.

Pourquoi un « guide de survie » et pas un « tutoriel complet »

Un tutoriel complet vous promet de tout couvrir. Les raccourcis, les plugins, les modes avancés. Pour un débutant, c’est trop. Vous avez besoin de ne pas vous perdre : où cliquer, quoi écrire, quoi faire quand ça ne marche pas. Le reste viendra. Ce guide se concentre sur le strict nécessaire pour sortir vivant de vos premières sessions et avoir envie de revenir.

Vous n’avez pas besoin de maîtriser ChatGPT ou Gemini. Vous avez besoin de savoir en faire une chose utile aujourd’hui. La maîtrise, si elle vient, viendra en pratiquant.

Nous allons voir : comment ouvrir l’outil sans stress, quoi taper dans la zone de saisie, comment réagir quand la réponse déçoit, et quelles erreurs éviter pour ne pas vous décourager.

Étape 0 : Ouvrir l’outil et ne pas paniquer

ChatGPT : Allez sur chat.openai.com (ou l’app ChatGPT). Vous voyez une page avec une zone de texte en bas et parfois des suggestions de questions. Vous n’êtes pas obligé de cliquer sur une suggestion. Vous pouvez taper ce que vous voulez. Si on vous demande de vous connecter ou de créer un compte, faites-le (compte gratuit suffit). Une fois connecté, la zone de saisie est votre point d’entrée. Tout part de là.

Gemini : Allez sur gemini.google.com (ou via l’app Google). Même logique : une zone de texte, des propositions éventuelles. Connexion avec votre compte Google. Vous tapez en bas, la réponse s’affiche au-dessus. Pas de mode caché à activer. Pas de paramètre à régler pour commencer.

Les deux interfaces évoluent. Parfois un bouton change de place, un onglet apparaît. L’essentiel reste : une zone où vous écrivez, un bouton pour envoyer (ou Entrée), et la réponse qui s’affiche. Si vous voyez ça, vous êtes au bon endroit.

La première phrase : quoi taper vraiment

Vous n’avez pas besoin d’une phrase parfaite. Vous avez besoin d’une phrase honnête. Exemples qui marchent pour un débutant :

  • « Je dois écrire un email pour annuler un rendez-vous avec un client. Tu peux me faire un brouillon courtois, 4-5 lignes ? »
  • « Explique-moi [un concept que vous voulez comprendre] en trois phrases simples. »
  • « Donne-moi 5 idées de titres pour un article sur [votre sujet]. »

Ce qui fait que ça marche : vous donnez une tâche (écrire, expliquer, proposer), un cadre (courtois, 4-5 lignes, trois phrases, 5 idées), et un contexte (email client, concept, sujet d’article). Vous n’écrivez pas « fais un truc » ni « écris quelque chose ». Vous donnez une direction. L’IA s’en sert pour produire quelque chose d’utilisable.

À faire : Envoyer ce premier message. Ne pas passer vingt minutes à le polir. Le but est de voir une réponse. Vous affinerez après. Et si vous n’avez vraiment aucune idée de tâche, utilisez une de ces trois entrées : « Explique-moi [un mot ou concept] en trois phrases » ; « Donne-moi 3 idées pour [un problème du quotidien] » ; « Aide-moi à reformuler cette phrase plus poliment : [votre phrase]. » Une fois la première réponse reçue, la peur de la zone vide diminue.

Quand la réponse ne convient pas : ne pas fermer l’onglet

C’est là que beaucoup de débutants lâchent. La réponse est trop longue. Ou trop formelle. Ou elle part dans une direction qui ne vous intéresse pas. La réaction utile n’est pas d’abandonner. C’est de répondre dans le fil de la conversation.

Exemples de réponses correctives :

  • « C’est trop long. Raccourcis à trois phrases. »
  • « Le ton est trop corporate. Fais plus décontracté, comme si tu parlais à un collègue. »
  • « Donne-moi un exemple concret. »
  • « En français plus simple, pour quelqu’un qui ne connaît pas le sujet. »

Vous n’insultez pas l’IA. Vous lui donnez une consigne précise. Les modèles sont faits pour ça. En général, la deuxième ou la troisième réponse se rapproche beaucoup de ce que vous voulez. Vous venez d’apprendre à itérer. C’est une des compétences les plus utiles avec ChatGPT ou Gemini.

| Situation | Ce que vous pouvez taper | |-----------|---------------------------| | Réponse trop longue | « Raccourcis à [X] phrases / lignes. » | | Ton pas bon | « Plus [formel / décontracté / chaleureux]. » | | Pas assez concret | « Donne un exemple. » ou « Avec un cas précis. » | | Vous ne comprenez pas | « Explique comme si j’avais 10 ans. » | | Hors-sujet | « Je voulais parler de [X], pas de [Y]. Refais en restant sur [X]. » |

Les pièges qui font abandonner les débutants

Piège 1 : Vouloir tout faire en une demande. « Écris-moi un rapport complet sur X avec introduction, parties, conclusion et recommandations » donne souvent un texte indigeste. Mieux : demander une partie à la fois. « Donne-moi d’abord une introduction en trois phrases. » Puis « Maintenant la partie 1 en 5 bullet points. » Vous gardez le contrôle. Vous apprenez à construire par étapes.

Piège 2 : Accepter la première réponse sans la relire. ChatGPT et Gemini peuvent se tromper. Inventer des faits. Donner un ton bizarre. Vous restez le relecteur. Lisez. Corrigez. Coupez. Réécrivez une phrase si besoin. L’IA est un assistant, pas un remplaçant. Plus vous relisez, plus vous voyez ce que l’outil fait bien et mal — et vous améliorez vos prochaines demandes.

Piège 3 : Croire qu’il faut parler « technique ». Pas besoin de mots comme « prompt », « token » ou « contexte » pour obtenir un bon résultat. Parlez comme à un collègue. « Fais-moi un brouillon », « Raccourcis », « Donne un exemple » — ça suffit. Le jargon vient plus tard si vous en avez envie.

Piège 4 : Oublier de donner un rôle quand c’est utile. Pour des tâches pro (email, rapport, communication), préciser le rôle améliore souvent le résultat. « Tu es un assistant qui rédige des emails professionnels pour une PME. Je dois écrire à un fournisseur pour reporter une livraison. Fais-moi un brouillon courtois, 4 lignes. » Vous n’avez pas besoin de faire ça à chaque fois. Mais pour les tâches où le ton et le niveau comptent, ça change la donne.

Piège 5 : Penser que « ça ne marche pas » après un seul échec. Parfois la réponse est vraiment à côté de la plaque. Le modèle a mal interprété, ou le sujet est trop niche. Au lieu de conclure « ChatGPT / Gemini ne sait pas faire », essayez de reformuler une fois. Changez l’ordre des infos (contexte d’abord, puis demande). Ou décomposez : « D’abord dis-moi en une phrase ce que tu as compris. Ensuite je te dirai si c’est bon. » Souvent le blocage vient de la formulation, pas de l’outil.

Piège 6 : Ne pas garder ce qui marche. Quand une demande donne un bon résultat, repensez à ce que vous avez fait. Quelle phrase a déclenché la bonne réponse ? Vous pouvez la réutiliser comme base pour une tâche similaire. Les « prompts qui marchent » ne viennent pas d’internet en priorité : ils viennent de votre propre usage. Notez-les. Vous vous construisez un kit de survie perso.

Workflow de survie : une session type (5–10 minutes)

Minute 1–2 : Ouvrez ChatGPT ou Gemini. Ne regardez pas les suggestions si elles vous paralysent. Tapez une tâche que vous avez vraiment (un email à écrire, une idée à clarifier, un court résumé à faire).

Minute 3–4 : Lisez la réponse. Si elle vous va, copiez-la, adaptez si besoin, et utilisez-la. Si elle ne vous va pas, ne fermez pas. Tapez une précision (plus court, autre ton, un exemple).

Minute 5–7 : Lisez la nouvelle réponse. Ajustez encore une fois si nécessaire. Au bout de deux ou trois échanges, vous avez en général quelque chose d’utilisable ou vous savez ce qui manque (contexte, format).

Minute 8–10 : Si vous avez obtenu un résultat utile, notez mentalement ce qui a marché (la formulation, le rôle, le format). La prochaine fois, vous pourrez partir sur une demande un peu plus proche du bon du premier coup. Si vous n’avez pas obtenu ce que vous vouliez, notez en une phrase ce qui a bloqué. « La réponse était toujours trop longue » ou « Le ton ne collait pas. » Vous pourrez chercher une astuce ciblée ou reformuler autrement la prochaine fois.

Contrarian take : Les « meilleurs prompts » qu’on voit sur le web sont souvent trop longs pour un débutant. Vous n’avez pas besoin de trois paragraphes d’instructions. Une phrase de tâche + une phrase de cadre suffisent pour 80 % des usages. Compliquez quand le simple ne suffit plus.

Image corps – Itérer dans le fil [PROMPT image corps 1 : Dark Mode Technical Sketch — Deux bulles de dialogue reliées par une flèche « précise ». Fond noir, traits blancs fins, croquis minimaliste.]

Comprendre la zone de saisie (sans devenir technicien)

La zone où vous tapez est parfois appelée « champ de prompt » ou « input ». Vous n’avez pas besoin de retenir le mot. Ce qu’il faut savoir : tout ce que vous écrivez est envoyé au modèle. Donc plus vous donnez d’infos utiles (contexte, format, ton), mieux c’est. Mais « plus » ne veut pas dire « un roman ». Deux ou trois phrases claires valent mieux qu’un paragraphe confus. Et la conversation continue : ce que vous avez écrit avant reste pris en compte (dans la même conversation). Vous pouvez donc dire « comme avant mais en plus court » sans tout répéter.

Fichiers et pièces jointes. ChatGPT et Gemini permettent parfois d’envoyer un document (PDF, image). Pour un débutant, ne compliquez pas la première semaine avec ça. Maîtrisez d’abord le texte seul. Quand vous serez à l’aise, vous pourrez tester « résume ce PDF » ou « décris cette image ». Une chose à la fois.

Pourquoi la conversation « reste en mémoire ». Dans une même conversation (même fil de messages), le modèle « voit » tout ce que vous avez écrit avant. Donc vous pouvez dire « comme la version 2 mais en plus court » sans recopier la version 2. Ça permet d’itérer sans tout répéter. En revanche, si vous ouvrez une nouvelle conversation, le modèle ne sait plus rien des échanges précédents. Donc pour une tâche qui s’étend sur plusieurs allers-retours, restez dans le même fil. Pour une tâche totalement nouvelle, une nouvelle conversation peut aider à repartir sur une base claire (pas de bruit des anciens messages).

Limites du gratuit : quoi faire quand ça bloque

En version gratuite, vous pouvez avoir des limites : nombre de requêtes par heure ou par jour, longueur maximale de la conversation, parfois une file d’attente en heure de pointe. Si vous voyez un message du type « vous avez atteint la limite », pas de panique. Vous pouvez attendre un peu et réessayer, ou passer à l’autre outil (Gemini si vous étiez sur ChatGPT, ou l’inverse) pour continuer. Pour un usage d’apprentissage, le gratuit suffit largement. Passez à une version payante seulement si vous avez un besoin concret (plus de requêtes, conversations plus longues, usage pro avec des données sensibles) et pas « pour voir ».

Après la survie : quoi faire la semaine prochaine

Une fois que vous avez passé le cap des premières sessions sans abandonner, vous pouvez commencer à varier. Même outil. Nouvelles tâches. Un jour un email, un autre jour une liste d’idées, un autre un résumé. Vous constaterez que certaines formulations marchent mieux. Notez-les (mentalement ou dans un fichier). « Pour les emails, je donne le contexte en une phrase puis je demande le brouillon en X lignes. » Vous construisez votre propre petit guide de survie. Au bout de deux semaines, vous n’aurez plus besoin de ce texte pour savoir quoi taper : vous aurez vos réflexes.

Si vous voulez voir une session réelle de A à Z — première demande, réponses, itérations — cette vidéo montre exactement le flux : [LIEN_YOUTUBE_À_INSÉRER]

Image corps – Session type [PROMPT image corps 2 : Dark Mode Technical Sketch — Chronologie simple : Ouvrir → Taper → Lire → Ajuster. Fond noir, traits blancs fins, schéma technique.]

Une perspective pour finir

Ce guide ne vous transforme pas en expert. Il vous donne de quoi tenir dix minutes, puis dix jours. Lucas, avec ses deux messages et son abandon, aurait pu tenir en sachant juste une chose : après « Rédige un email », il suffit d’ajouter « pour annuler un rendez-vous avec un client, ton courtois, 4 lignes ». La précision fait la différence. Pas la longueur du message. Pas le jargon. La survie, c’est : ouvrir l’outil, taper une tâche réelle avec un peu de cadre, lire la réponse, et réagir si ça ne va pas au lieu de fermer. Une fois que vous avez fait ça cinq ou six fois, vous n’êtes plus « débutant qui ne sait pas quoi faire ». Vous êtes quelqu’un qui sait demander et ajuster. Vous n’avez toujours pas besoin de connaître les paramètres techniques ni les « prompts parfaits » qu’on voit circuler. Vous avez besoin de garder l’habitude : une tâche réelle, une demande avec un peu de cadre, une lecture critique de la réponse. Le reste (rôles détaillés, chain of thought, intégrations) est du bonus pour plus tard, quand le basique ne vous suffira plus. Le reste — rôles avancés, intégrations, prompts longs — vient en marchant. Votre défi : une session ce soir. Une tâche. Cinq minutes. Pas plus.