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LLM13 février 2026· 13 min

Je n'y connais rien en IA : quel outil apprendre en premier ?

La réponse simple : un assistant conversationnel en texte (ChatGPT, Gemini ou Claude), et comment faire ses trois premiers pas.

Image hero – Quel outil apprendre en premier [PROMPT image hero : Dark Mode Technical Sketch — Un chemin avec une flèche qui pointe vers une seule porte ouverte, les autres portes en arrière-plan fermées. Fond noir, traits blancs fins, croquis technique minimaliste.]

Sophie a 52 ans. Elle gère la com d’une petite association. Elle n’a jamais codé, jamais touché à un « bot ». Quand son fils lui a dit « Maman, tu devrais utiliser ChatGPT », elle a répondu : « Pour faire quoi ? » Elle ne savait pas par quoi commencer. Pas parce qu’elle manque de curiosité — parce que personne ne lui avait donné une réponse simple : un seul outil, une seule raison d’y aller. Cet article est pour elle, et pour vous si vous vous reconnaissez dans « je n’y connais rien ».

La vraie question n’est pas « quel outil » mais « pour quoi faire »

Si vous posez « quel outil apprendre en premier ? » sans contexte, vous allez recevoir des listes. ChatGPT, Gemini, Claude, Midjourney, des trucs pour le code, pour l’audio. Vous vous noyez avant d’avoir nagé. La question qui débloque tout : Qu’est-ce que vous voulez faire demain matin avec l’IA ? Un email. Un résumé. Une idée de visuel. Une explication. Dès que vous avez une action concrète, l’outil à apprendre en premier se déduit presque tout seul : texte pour l’écrit et le raisonnement, image pour le visuel. Vous ne choisissez pas « un outil » dans le vide ; vous choisissez l’outil qui sert votre premier objectif.

Apprendre « l’IA » en général, c’est comme apprendre « l’informatique » en général. Trop large. Apprendre à utiliser un assistant de texte pour rédiger plus vite, c’est une cible. Vous voyez le progrès. Vous restez motivé.

Nous allons voir pourquoi, pour une très grande majorité de gens qui « n’y connaissent rien », le premier outil à apprendre est un assistant conversationnel en texte — et comment le choisir sans se perdre.

Pourquoi un assistant texte en premier (même si vous êtes « visuel »)

Les assistants de type ChatGPT, Gemini ou Claude ont un avantage énorme pour un débutant : vous savez déjà parler. Vous n’avez pas à apprendre un nouveau langage (le code) ni une syntaxe obscure (certains outils d’image demandent des mots-clés précis). Vous écrivez une phrase comme vous l’écririez à un collègue. « Aide-moi à rédiger un mail pour annuler un rendez-vous. » « Explique-moi ce concept en trois phrases. » « Donne-moi cinq idées de titres pour un article sur X. » L’outil répond. Vous réagissez. Vous affinez. C’est une conversation. Le modèle mental est immédiat.

Même si votre métier est visuel (design, photo, vidéo), commencer par le texte vous donne des réflexes réutilisables partout : formuler une demande claire, donner du contexte, itérer quand le résultat ne convient pas. Ces réflexes servent ensuite pour les outils d’image ou d’audio, où le « prompt » est aussi une forme de demande écrite. En plus, beaucoup d’assistants texte intègrent maintenant la génération d’images (par exemple DALL·E dans ChatGPT). Vous pouvez donc faire vos premiers pas texte et image au même endroit, sans changer d’interface.

En résumé : quel outil apprendre en premier ? Un assistant conversationnel qui fait du texte (et éventuellement de l’image). Pas un logiciel de code, pas un outil audio ou vidéo complexe. Ceux-là viendront quand vous aurez compris comment « parler » à un modèle.

Une analogie : quand vous apprenez à conduire, vous n’apprenez pas sur un camion 18 tonnes. Vous apprenez sur une voiture. Une fois le volant, les pédales et le regard en place, vous pouvez envisager d’autres véhicules. L’assistant texte, c’est la voiture. Simple. Accessible. Les compétences que vous y gagnez (anticiper ce que l’outil va comprendre, préciser quand ce n’est pas bon, ne pas accepter la première réponse bêtement) se réutilisent partout. Si vous commencez par un outil trop spécialisé ou trop technique, vous apprenez les particularités de cet outil plus que la logique générale. Et quand vous passerez à un autre, vous repartirez de zéro.

Lequel précisément ? ChatGPT, Gemini, Claude — et la réponse honnête

Vous voulez un nom. Le plus souvent cités : ChatGPT (OpenAI), Gemini (Google), Claude (Anthropic). Les trois conviennent pour débuter. Ils ont une zone de saisie, vous écrivez, ils répondent. Les différences portent sur l’interface, la longueur des réponses, le ton, les limites du gratuit, et parfois la langue (certains sont plus à l’aise en français que d’autres selon les versions). Aucun n’est « le meilleur » absolu. Le meilleur pour vous est celui que vous ouvrirez sans hésiter.

Concrètement : si vous avez déjà un compte Google et que vous aimez rester dans l’écosystème Google, Gemini est un candidat évident. Si vous avez entendu parler de ChatGPT partout et que vous voulez « le plus connu », ChatGPT fait le job. Si vous privilégiez une interface épurée et des réponses souvent un peu plus structurées, Claude peut vous convenir. Vous n’avez pas besoin de les comparer pendant des heures. Prenez-en un. Utilisez-le deux semaines. Si vous vous heurtez à une limite réelle (réponses trop longues, pas assez en français, interface qui vous agace), testez un autre. Sinon, restez dessus. L’important est d’apprendre la logique (prompt, contexte, itération), pas la marque.

| Critère | ChatGPT | Gemini | Claude | |---------|---------|--------|--------| | Notoriété | Très forte | Forte (Google) | En croissance | | Interface | Chat simple | Intégration Google | Épurée | | Version gratuite | Oui, avec limites | Oui | Oui | | Idéal pour débuter si… | Vous voulez « le » standard | Vous êtes déjà dans Google | Vous voulez une UI très claire |

Ce que « apprendre » veut dire pour ce premier outil

Apprendre un assistant texte, ce n’est pas lire un manuel de 50 pages. C’est faire trois choses : ouvrir l’outil, lui donner une tâche réelle, réagir à la réponse. La première fois, votre tâche peut être minuscule. « Écris-moi une liste de trois idées pour un repas de ce soir. » Vous voyez comment il répond. Ensuite vous compliquez un tout petit peu : « Même chose mais végétarien » ou « En une phrase par idée ». Vous apprenez en faisant. Vous n’avez pas besoin de savoir ce qu’est un « LLM » ou un « token » pour obtenir un email correct. Vous avez besoin de formuler une demande et d’oser envoyer.

Au bout de quelques utilisations, vous commencez à sentir ce qui marche : donner un rôle (« Tu es un assistant qui rédige des emails professionnels »), préciser le format (« En trois phrases », « En bullet points »), donner un exemple (« Comme ceci mais en plus formel »). Ces réflexes sont l’apprentissage. Ils se transfèrent à n’importe quel autre outil IA plus tard.

Le rôle change tout. Quand vous dites « Tu es un expert en communication qui s’adresse à des PME », vous n’invoquez pas une entité magique. Vous orientez le modèle vers une partie de ses connaissances (ton, niveau de langage, types de situations). C’est comme demander à un collègue : « Réponds comme si tu parlais à un client, pas à moi. » Vous restreignez l’espace des réponses possibles. Résultat : des sorties plus utilisables. Vous n’avez pas besoin de comprendre les détails techniques pour en profiter. Vous testez, vous voyez la différence, vous réutilisez.

Les erreurs classiques quand on « n’y connaît rien »

Erreur 1 : Attendre de tout comprendre avant de cliquer. Beaucoup de débutants veulent d’abord savoir « comment ça marche » (les modèles, l’entraînement, les données). C’est intéressant plus tard. Pour commencer, ce qui compte c’est : j’écris, ça répond. Vous comprenez en utilisant. La théorie vient après, si vous en avez envie.

Erreur 2 : Croire qu’il faut écrire parfaitement. Les assistants sont faits pour le dialogue. Une première demande vague ? Pas grave. Vous précisez dans le message suivant. « En plus court. » « Pour un public de débutants. » « Donne un exemple. » Chaque échange affine le résultat. Les gens qui ont l’air « doués » avec l’IA ne tapent pas des prompts parfaits du premier coup ; ils itèrent.

Erreur 3 : Comparer avec « ceux qui savent ». Vous voyez des démos où quelqu’un obtient un texte long, structuré, en une requête. Souvent, cette personne a déjà des habitudes de formulation ou utilise des prompts préparés. Vous, vous débutez. Vos premiers résultats seront moins impressionnants. C’est normal. La courbe de progression est rapide : en quelques jours, vous verrez la différence.

Erreur 4 : Choisir un outil « avancé » pour « apprendre sérieusement ». Certains se disent : « Je vais apprendre un outil pro, comme ça je ne perds pas de temps. » En pratique, les outils « pro » (API, intégrations, paramètres nombreux) ajoutent de la complexité. Pour « n’y connaître rien », le plus simple est le meilleur. Passez à l’avancé quand le simple vous limite vraiment.

Erreur 5 : Ne pas oser « déranger » l’IA avec des demandes « bêtes ». Beaucoup de débutants croient qu’il faut des questions compliquées ou intelligentes. En réalité, les assistants sont faits pour les tâches du quotidien. « Donne-moi trois idées de repas pour ce soir », « Résume ce paragraphe en une phrase », « Comment dire poliment que je suis en retard ? » — ce sont des usages légitimes. Plus vous osez des demandes simples, plus vous voyez comment l’outil réagit. Et plus vous pourrez monter en complexité sans stress.

Erreur 6 : Abandonner après une réponse décevante. La première réponse n’est souvent pas la bonne. Trop longue, trop formelle, hors-sujet. Au lieu de fermer l’onglet, répondez : « C’est trop long », « En plus simple », « Donne un exemple ». L’IA s’adapte. Vous apprenez en même temps ce qui fait une bonne précision. Les utilisateurs réguliers ne sont pas ceux qui ont des prompts magiques ; ce sont ceux qui insistent.

Workflow : vos trois premiers pas (aujourd’hui)

Pas 1 — Choisir l’outil. ChatGPT, Gemini ou Claude. Un seul. Ouvrez la page (ou l’app), créez un compte gratuit si besoin. Ne comparez pas davantage pour l’instant.

Pas 2 — Envoyer un premier message. Pas « teste » ou « bonjour ». Une vraie demande. Exemple : « Je dois écrire un email pour remercier un client après une réunion. Trois ou quatre phrases, ton professionnel et chaleureux. » Regardez la réponse. Si elle est trop longue, répondez : « Raccourcis à trois phrases. » Vous venez de faire une itération.

Pas 3 — Réutiliser demain. Une autre petite tâche. Une liste, une idée, une reformulation. Même outil. Vous ancrez l’habitude. Au bout d’une semaine, l’outil ne vous fait plus « peur » ; il devient un réflexe.

Pro tip : Si vous bloquez sur « je ne sais pas quoi demander », pensez à une tâche que vous repoussez souvent. Un email. Un résumé d’article. Une idée de titre. Donnez cette tâche à l’IA. Vous apprenez en débloquant quelque chose de réel.

Image corps – Premier pas : une demande réelle [PROMPT image corps 1 : Dark Mode Technical Sketch — Main stylisée qui tape sur un clavier, flèche vers une bulle de dialogue. Fond noir, traits blancs fins, croquis technique.]

Et si mon vrai besoin est l’image ?

Si vous êtes persuadé que votre premier besoin est de générer des images (moodboard, visuels, concepts), vous pouvez commencer par un outil d’image. Dans ce cas, privilégiez un outil accessible sans code : par exemple la génération d’images intégrée à ChatGPT (DALL·E), ou un service du type Ideogram, Leonardo, selon ce que vous trouvez en français. Vous décrivez la scène en français (ou en anglais si le modèle le gère mieux), vous obtenez une image, vous affinez la description. La logique est la même que pour le texte : demande, réponse, itération. Mais la courbe d’apprentissage est un peu plus raide (il faut apprendre à décrire visuellement). Si vous hésitez encore entre texte et image, commencez par le texte. Vous pourrez ajouter l’image une fois à l’aise avec la formulation des demandes.

Pourquoi l’image est plus exigeante au début. Avec le texte, vous parlez dans votre langue habituelle. Avec l’image, vous devez décrire des éléments visuels : couleurs, composition, style, ambiance. Les modèles d’image réagissent à des mots-clés précis (parfois en anglais pour de meilleurs résultats). Vous apprenez donc deux choses en même temps : la logique du prompt et un vocabulaire de description visuelle. En commençant par le texte, vous ne maîtrisez qu’une chose. Une fois que « donne du contexte » et « précise le format » sont des réflexes, vous les réutilisez pour l’image en ajoutant seulement la couche visuelle.

Pourquoi ce premier outil va tout débloquer

Une fois que vous maîtrisez un assistant texte — ne serait-ce qu’à un niveau « je sais lui demander une chose et ajuster » — vous n’êtes plus dans « je n’y connais rien ». Vous êtes dans « je sais faire une chose avec l’IA ». À partir de là, tout le reste devient plus simple. Un nouvel outil ? Vous savez déjà qu’il faut donner du contexte et itérer. Un outil d’image ? Vous savez que le « prompt » est une demande écrite. Un outil audio ou vidéo plus tard ? Même logique. Le premier outil n’est pas qu’un outil : c’est votre point d’ancrage. Apprenez-le bien. Le reste suivra. Et « bien » ne veut pas dire tout savoir : ça veut dire savoir lui donner une tâche, lire la réponse, et ajuster. Le reste (rôles avancés, intégration de fichiers, prompts complexes) vient avec le temps.

Si vous voulez voir à l’écran comment quelqu’un qui débute envoie sa première demande et affine la réponse, cette vidéo montre exactement ce parcours : [LIEN_YOUTUBE_À_INSÉRER]

Image corps – Une logique, plusieurs outils [PROMPT image corps 2 : Dark Mode Technical Sketch — Un noyau central (cercle) avec des flèches vers plusieurs petits cercles. Fond noir, traits blancs fins, schéma minimaliste.]

Une perspective pour finir

« Je n’y connais rien en IA » n’est pas une fatalité. C’est un point de départ. Quel outil apprendre en premier ? Un assistant conversationnel en texte — ChatGPT, Gemini ou Claude, au choix. Pour quoi faire ? Pour une tâche que vous avez déjà (un email, un résumé, une idée). Comment ? En ouvrant l’outil, en envoyant une demande réelle, en réagissant à la réponse. Pas en lisant des comparatifs pendant des heures. Sophie peut ouvrir Gemini ou ChatGPT ce soir, taper « Aide-moi à rédiger un mail pour remercier un partenaire », et elle aura commencé. Pas demain. Pas après avoir lu un autre article. Ce soir. Votre défi : faire la même chose. Une tâche. Un outil. Aujourd’hui.