BusinessDynamitepar Frank Houbre
Gagner de l'argent
Gagner de l'argent8 mai 2024· 8 min de lecture

Blast Club (Anthony Bourbon) avis 2026 : arnaque ou bon plan ?

Faut-il investir dans Blast Club avec Anthony Bourbon ? Notre avis 2026 honnête : fonctionnement, coût réel, risques souvent cachés et pour qui c'est pertinent.

Partager :
Blast Club (Anthony Bourbon) avis 2026 : arnaque ou bon plan ?

Blast Club est très visible, porté par la notoriété d'Anthony Bourbon, le fondateur de Feed devenu une figure médiatique. La promesse est séduisante : investir dans des startups aux côtés d'un entrepreneur connu, comme un business angel. Avant de sortir ta carte, il faut comprendre ce que c'est vraiment, ce que ça coûte, et surtout les risques que l'enthousiasme fait souvent oublier.

C'est quoi Blast Club

Blast Club est un club d'investissement privé qui te permet d'investir dans des startups sélectionnées, aux côtés d'Anthony Bourbon et de son associé Samuel Guez. L'idée est de démocratiser le capital-investissement, un univers historiquement réservé aux gros patrimoines, en mutualisant les investissements des membres.

Concrètement, plutôt que d'investir seul, tu passes par une structure commune (souvent un véhicule d'investissement dédié) qui regroupe l'argent des membres. La startup n'a qu'un interlocuteur, et toi tu accèdes à des dossiers que tu n'aurais jamais vus tout seul. Tu reçois des informations sur chaque société et tu choisis dans lesquelles mettre de l'argent.

Combien ça coûte

Le modèle repose sur une cotisation annuelle, avec plusieurs niveaux d'adhésion. L'entrée se situe autour de 1 000 à 1 500 euros par an selon la formule, avec des plafonds d'investissement associés. À cela s'ajoute le ticket d'investissement par startup, qui démarre souvent autour de 500 euros. Ces montants évoluent, donc vérifie les conditions exactes au moment où tu t'inscris.

Autrement dit, il faut déjà payer pour entrer, puis investir des sommes qui ne sont pas négligeables. Ce n'est pas un placement qu'on commence avec 20 euros.

Les risques qu'on oublie de te dire

Investir dans des startups, c'est la classe d'actifs la plus risquée qui existe. La majorité des jeunes entreprises échouent. Tu peux perdre la totalité de ce que tu mets sur une société donnée, et c'est un scénario courant, pas une exception.

C'est aussi un placement très illiquide : ton argent est bloqué des années, sans garantie de pouvoir revendre tes parts quand tu veux. Les éventuels gains, eux, n'arrivent qu'au bout de longues années, si la startup est rachetée ou entre en bourse.

Un signal souvent mis en avant côté positif : Anthony Bourbon investit son propre argent dans les projets présentés, ce qui aligne en partie ses intérêts avec les tiens. À l'inverse, le modèle a aussi suscité des critiques dans l'écosystème, notamment sur sa communication. La bonne attitude n'est ni l'enthousiasme aveugle ni le rejet réflexe : c'est de faire ta propre analyse, dossier par dossier, sans te fier à la seule notoriété du fondateur.

Comment se passe concrètement un investissement

Pour bien juger Blast Club, il faut comprendre le mécanisme, parce qu'il diffère d'un simple achat d'actions en bourse.

Tout part de la sélection des dossiers. L'équipe de Blast Club source et présente des startups aux membres, avec des informations sur l'activité, l'équipe, le marché et les conditions de l'opération. Tu n'investis pas dans n'importe quoi : tu choisis parmi des dossiers déjà filtrés, ce qui est à la fois un avantage (gain de temps) et une limite (tu dépends de leur sélection).

Vient ensuite la mutualisation. Plutôt que d'entrer seul au capital, les membres investissent ensemble via une structure commune (un véhicule d'investissement). Côté startup, il n'y a qu'un interlocuteur ; côté membre, tu détiens une fraction correspondant à ta mise. C'est ce qui permet d'accéder, avec quelques centaines d'euros, à des opérations normalement réservées à de gros investisseurs.

Enfin, le suivi et la sortie. Une fois investi, ton argent travaille sur le temps long. Un retour n'arrive que si la startup grandit puis est rachetée ou entre en bourse, ce qui prend des années, sans aucune garantie. Entre-temps, tes parts sont très difficiles à revendre : c'est un placement illiquide par nature.

Les controverses autour de Blast Club

Impossible de parler de Blast Club honnêtement sans mentionner que le modèle a suscité des débats dans l'écosystème de l'investissement. Des critiques ont notamment visé la communication très marketing du club et la manière dont certaines opérations ont été présentées. Comme souvent avec une marque très médiatisée, les avis sont polarisés entre fans inconditionnels et détracteurs systématiques.

La bonne posture n'est ni l'un ni l'autre. Le fait qu'Anthony Bourbon soit une figure connue ne rend pas un investissement bon ou mauvais : ça ne change rien à la qualité intrinsèque d'une startup donnée. À l'inverse, les critiques de communication ne prouvent pas que le service est une arnaque. Ce qui compte, c'est ta capacité à analyser chaque dossier sur ses mérites, et ta lucidité sur le risque. Ne te décide jamais sur la seule notoriété d'un nom, dans un sens comme dans l'autre.

Pour qui Blast Club a du sens (et pour qui non)

Blast Club peut convenir à quelqu'un qui a déjà une situation financière solide, un patrimoine diversifié, et qui veut allouer une petite part (de l'argent vraiment perdable) à l'investissement en startups, par intérêt et pour le potentiel de gain élevé sur quelques pépites. Pour ce profil, c'est un accès simplifié à une classe d'actifs autrefois fermée.

Ça ne convient pas à quelqu'un qui débute en investissement, qui n'a pas encore d'épargne de précaution, ou qui espère un revenu à court terme. Mettre dans des startups un argent dont tu pourrais avoir besoin, ou que tu ne peux pas te permettre de perdre, est une erreur. Avant même de penser startups, l'ordre logique est : épargne de sécurité, puis placements diversifiés plus classiques, et seulement ensuite, avec une petite poche, des actifs très risqués comme le non-coté.

Comment investir intelligemment en startup

Si tu décides de te lancer, quelques principes limitent la casse. Diversifie : ne mets jamais tout sur une seule startup, car la majorité échouent. La logique du non-coté, c'est que les rares succès doivent compenser les nombreux échecs, ce qui suppose de répartir sur plusieurs dossiers. N'investis que de l'argent perdable : considère chaque ticket comme potentiellement perdu d'avance. Analyse vraiment chaque dossier (équipe, marché, modèle, conditions) au lieu de suivre l'enthousiasme. Et accepte le temps long : aucun retour avant des années, si retour il y a.

Enfin, garde en tête les frais : la cotisation annuelle et les éventuels frais réduisent ton rendement réel. Intègre-les dans ton calcul, ils ne sont pas neutres.

L'angle honnête

Blast Club n'est pas une arnaque : c'est un vrai club d'investissement, avec de vrais dossiers et un vrai service. Mais ce n'est pas non plus un raccourci vers la richesse. C'est de l'investissement en startups, donc très risqué, illiquide, et réservé à de l'argent que tu peux te permettre de perdre entièrement sans que ça change ta vie.

Si tu débutes en investissement, commencer par des startups est rarement une bonne idée. Et si tu te lances quand même, diversifie sur plusieurs sociétés plutôt que de tout miser sur une, parce que c'est le seul moyen de jouer la logique de ce type de placement. Pour replacer ça dans une stratégie plus large, vois le hub gagner de l'argent sur internet.

Cette page est informative et ne constitue pas un conseil en investissement.

Foire aux questions

Blast Club est-il une arnaque ?

Non. C'est un club d'investissement privé réel, qui donne accès à des dossiers de startups aux côtés d'Anthony Bourbon et Samuel Guez. En revanche, investir en startups est très risqué : ce n'est pas une arnaque, mais ce n'est pas non plus un placement sûr.

Combien faut-il pour rejoindre Blast Club ?

Une cotisation annuelle d'environ 1 000 à 1 500 euros selon la formule, plus un ticket par investissement à partir d'environ 500 euros. Ces montants peuvent changer, donc vérifie les conditions à jour avant de t'engager.

Peut-on perdre son argent avec Blast Club ?

Oui, totalement sur une startup donnée. La plupart des startups échouent, le placement est illiquide (argent bloqué plusieurs années) et il n'y a aucune garantie de gain. N'investis que ce que tu peux te permettre de perdre.

Anthony Bourbon investit-il vraiment avec les membres ?

C'est ce qui est mis en avant : il investit son propre argent dans les projets présentés, ce qui aligne en partie ses intérêts avec ceux des membres. Cela reste un signal positif, pas une garantie de réussite. Fais ta propre analyse de chaque dossier.

Blast Club convient-il aux débutants en investissement ?

Pas vraiment. L'investissement en startups est la classe d'actifs la plus risquée, illiquide et sans garantie. Avant d'y toucher, il faut une épargne de précaution et un patrimoine déjà diversifié. Pour un débutant, mieux vaut commencer par des placements plus classiques, et ne consacrer au non-coté qu'une petite poche d'argent vraiment perdable.

Combien de temps avant un retour sur investissement avec Blast Club ?

Des années, et seulement si la startup réussit (rachat ou entrée en bourse). Entre-temps, ton argent est bloqué et tes parts difficiles à revendre. Il faut investir avec un horizon long et accepter qu'une partie, voire la totalité de chaque ticket, puisse être perdue.

Faut-il diversifier ses investissements sur Blast Club ?

Oui, c'est essentiel. La majorité des startups échouent ; la logique du non-coté veut que les rares succès compensent les nombreux échecs. Répartir sur plusieurs dossiers plutôt que tout miser sur une seule société est la seule façon de jouer correctement cette classe d'actifs.

Frank Houbre

Frank Houbre

Frank Houbre est entrepreneur digital depuis plus de dix ans, fondateur de BusinessDynamite. Il partage des méthodes concrètes et des avis honnêtes sur le business en ligne, l'e-commerce, le dropshipping, le marketing et les vraies façons de gagner de l'argent, sans fausses promesses. Il s'intéresse aussi à l'IA comme outil au service du business, et a été récompensé aux Seoul International AI Film Festival et Mondial Chroma Awards pour ses créations IA.

À lire aussi