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LLM14 février 2026· 10 min de lecture

Comment faire écrire un texte par une IA sans que ça paraisse artificiel ?

Le texte généré par l'IA sent le robot. Formules creuses, répétitions, ton lisse. Voici comment obtenir un texte qui sonne humain, avec des techniques simples et des exemples concrets.

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Vous avez demandé à l’IA d’écrire un article, un post, une présentation. Le résultat est correct. Grammaticalement propre. Mais en le lisant, vous sentez que quelque chose cloche. Les phrases sont trop parfaites. Trop lisses. Les transitions sonnent creuses. « En effet », « De plus », « Il est important de noter que ». On dirait un rapport générique. Pas quelqu’un qui parle. Vous voulez du texte utilisable. Pas du texte qui crie « écrit par une machine ».

Le problème n’est pas l’IA. C’est la manière dont on la sollicite. Un texte artificiel vient souvent de demandes trop vagues ou de consignes qui poussent l’IA vers le formalisme. Avec quelques ajustements, vous pouvez obtenir des textes qui sonnent humains. Ce tutoriel vous montre comment. Pas avec des formules magiques. Avec des principes concrets et des exemples que vous pouvez adapter tout de suite.

Pourquoi le texte IA sonne « artificiel »

Les modèles de langage sont entraînés sur des milliards de textes. Beaucoup viennent de sites web, d’articles, de rapports. Des textes souvent formels, structurés, avec des tournures passe-partout. Quand vous demandez « rédige un texte » sans précision, l’IA tend vers ce qu’elle connaît le mieux : un style neutre, lisse, avec des connecteurs logiques prévisibles. « Il est crucial de », « Dans le cadre de », « Par ailleurs » — ces formules ne sont pas « fausses ». Elles sont simplement surutilisées et donnent une impression de copié-collé.

Le texte artificiel n’est pas une fatalité. C’est le résultat de consignes trop génériques. Donnez à l’IA des ancrages humains — ton, imperfections acceptables, exemples — et elle s’en approchera.

Nous allons voir : comment cadrer le ton, quelles consignes éviter, comment personnaliser le texte après génération, et les pièges qui renforcent l’effet robot.

Principe 1 : Spécifier le ton et la « voix »

Ne dites pas « écris un texte ». Dites comment il doit sonner. « Comme si tu parlais à un ami. » « Ton décontracté mais professionnel. » « Comme un expert qui explique à un débutant, sans condescendance. » Ces consignes ancrent l’IA dans une voix. Elle produit moins de formules creuses quand elle a une direction claire.

Ton demandéEffet sur le texte
« Formel, rapport »Phrases longues, connecteurs logiques, peu de « je »
« Décontracté, blog »Phrases plus courtes, tournures orales, plus de personnalité
« Comme à un collègue de confiance »Équilibre entre pro et humain, moins de jargon
« Expert qui explique simplement »Concret, exemples, évite le jargon

Exemple. Au lieu de : « Rédige un paragraphe sur les bienfaits du télétravail. »
Utilisez : « Rédige un paragraphe sur les bienfaits du télétravail. Ton décontracté, comme un article de blog. Évite les formules du type "il est important de" ou "par ailleurs". »

Principe 2 : Interdire les formules qui sonnent robot

Certaines tournures reviennent systématiquement dans les textes IA. En les bannissant explicitement, vous forcez l’IA à varier. Voici une liste à utiliser dans vos prompts :

Formules à éviter : « En effet », « De plus », « Par ailleurs », « Il est important de noter que », « Dans le cadre de », « Il convient de », « Il est crucial de », « En conclusion », « En résumé » (en début de phrase), « À l’heure où », « Au sein de » (souvent superflu).

Alternative : Dites à l’IA : « Utilise des transitions simples : "Et", "Mais", "Pourtant", "Du coup". Évite les connecteurs formels. »

Principe 3 : Donner des exemples de style

L’IA apprend mieux par l’exemple que par la théorie. Si vous avez un extrait de texte dont vous aimez le ton, collez-le dans le prompt et demandez : « Écris dans ce style. » Ou donnez une phrase type : « Mes phrases doivent ressembler à : "Le problème ? La plupart des gens compliquent les choses. En fait, c’est simple." »

Technique : Fournir 1-2 phrases « modèle » et demander à l’IA de les imiter en longueur, rythme et ton.

Principe 4 : Demander des imperfections « humaines »

Les textes trop parfaits sonnent faux. Une phrase un peu longue par ci, une question rhétorique par là, une parenthèse — ça humanise. Vous pouvez le demander explicitement.

Exemples de consignes : « Inclus une question rhétorique. » « Une phrase peut être volontairement plus longue que les autres. » « Ajoute une parenthèse ou une incise. » « Varie la longueur des phrases : certaines courtes, d’autres plus longues. »

Principe 5 : Réécrire soi-même les passages clés

L’IA est un excellent brouillon. Elle ne vous remplace pas. Les phrases qui comptent vraiment — l’accroche, la conclusion, le message central — réécrivez-les vous-même. Gardez la structure et les idées de l’IA. Changez les mots. Ajoutez une anecdote, une image, une tournure qui vous ressemble. Même 20 % de réécriture personnelle change la perception du texte.

Pro tip : Utilisez l’IA pour le squelette (idées, structure, développement). Réservez l’intro, la chute et une ou deux phrases par section pour votre propre plume. Le lecteur retiendra surtout ces moments-là.

Ce que les débutants font de travers

Erreur 1 : Accepter le premier jet sans modification. Le texte IA est un point de départ. Relisez. Coupez les phrases trop longues. Remplacez les « En effet » par des « Et » ou « Du coup ». Ajoutez une touche personnelle. Quinze minutes de retouche suffisent souvent à transformer un texte robot en texte lisible.

Erreur 2 : Demander « un texte professionnel » sans préciser. « Professionnel » pousse l’IA vers le formel, le lisse. Préciser : « Professionnel mais chaleureux » ou « Professionnel, style LinkedIn, pas rapport corporate ».

Erreur 3 : Utiliser des prompts trop longs et complexes. Un prompt de 20 lignes avec 15 consignes peut perdre l’IA. Mieux : 3-5 consignes fortes (ton, formules à éviter, longueur des phrases, exemples) et itérer si besoin.

Erreur 4 : Oublier de demander des phrases courtes. Les textes IA ont tendance aux phrases longues et bien construites. « Phrases courtes, 15-20 mots max en moyenne » force un rythme plus oral, plus humain.

Erreur 5 : Ne pas relire à voix haute. Si une phrase est difficile à dire à voix haute, elle sonnera artificielle à l’écrit aussi. Lisez le texte. Corrigez ce qui bloque.

Pour aller plus loin et voir ces techniques appliquées sur un texte réel, cette vidéo est une excellente ressource : [LIEN_YOUTUBE_À_INSÉRER]

Image corps – Avant / après humanisation

Workflow pratique : de la commande au texte final

  1. Demandez un premier jet avec ton + formules à éviter + longueur des phrases.
  2. Relisez et identifiez les passages qui sonnent robot (connecteurs, phrases trop longues).
  3. Réécrivez l’accroche, la conclusion et 1-2 phrases par section.
  4. Lisez à voix haute et ajustez ce qui sonne faux.
  5. Optionnel : Renvoyez une section à l’IA : « Reformule ce paragraphe en 3 phrases plus courtes, ton plus direct. »

Exemple complet. Vous voulez un post LinkedIn sur la procrastination.

Rédige un post LinkedIn sur la procrastination, 150-200 mots. Ton décontracté, comme si tu parlais à un collègue. Phrases courtes. Évite : "En effet", "De plus", "Il est important de". Commence par une accroche qui pose une question ou une situation. Tu peux utiliser "tu" et "on". Une question rhétorique dans le texte.

Vous recevez un brouillon. Vous réécrivez la première phrase pour qu’elle vous ressemble. Vous coupez une phrase trop longue. Vous remplacez « Par ailleurs » par « Et ». Le texte est prêt. Il sonne humain parce que vous avez guidé l’IA et ajouté votre touche.

Image corps – Consignes anti-robot

Récapitulatif des consignes anti-artificiel

ConsigneFormulation type
Ton« Ton décontracté, comme un blog. » / « Comme à un collègue. »
Formules à éviter« Pas de "En effet", "De plus", "Il est crucial de". »
Longueur des phrases« Phrases courtes, 15-20 mots max. »
Imperfections« Varie la longueur. Une question rhétorique. »
Exemple de style« Écris dans ce style : [coller 1-2 phrases]. »

Un texte qui sonne humain n’est pas un texte parfait. C’est un texte qui respire. Qui a une voix. Qui évite les tics des rapports génériques. Avec ces consignes et un minimum de retouche personnelle, vous obtenez des textes utilisables. Pas des œuvres d’art. Mais des textes que vos lecteurs liront sans penser « écrit par une machine ».

Foire aux questions (FAQ)

Pourquoi le texte généré par l’IA sonne artificiel ?

Les modèles sont entraînés sur beaucoup de textes formels (rapports, articles, sites). Sans consignes précises, ils reproduisent ce style : phrases longues, connecteurs logiques (« En effet », « De plus »), tournures passe-partout (« Il est crucial de »). Pour obtenir un texte plus humain, précisez le ton, interdisez ces formules, et demandez des phrases courtes et variées.

Comment faire écrire un texte par l’IA sans que ça paraisse fake ?

Donnez des consignes de ton (« comme un blog », « comme à un collègue »), interdisez les formules creuses (« En effet », « Par ailleurs », « Il est important de »), demandez des phrases courtes et une variation de longueur. Ensuite, réécrivez vous-même l’accroche, la conclusion et quelques phrases clés. Même 15-20 % de réécriture personnelle humanise beaucoup le texte.

Quelles formules éviter dans un texte écrit par l’IA ?

« En effet », « De plus », « Par ailleurs », « Il est important de noter que », « Dans le cadre de », « Il convient de », « Il est crucial de », « À l’heure où », « Au sein de ». Vous pouvez les bannir explicitement dans votre prompt : « N’utilise pas ces expressions. »

Faut-il tout réécrire après l’IA ?

Non. Utilisez l’IA pour le squelette (idées, structure, développement). Réécrivez les passages qui portent le message : l’accroche, la conclusion, et une ou deux phrases par section. Cette combinaison — IA pour le fond, vous pour la voix — donne un texte qui sonne humain sans vous faire tout écrire.

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