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ia-generale25 février 2026· 11 min de lecture

La course à l'AGI : quelles conséquences pour les industries créatives ?

Intelligence artificielle générale (AGI) et créativité : scénarios pour le cinéma, la pub, la musique et la production. Ce que les créateurs peuvent anticiper.

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Tu entends parler d'AGI partout. Intelligence artificielle générale. Un système qui comprendrait et ferait à peu près tout ce qu'un humain peut faire, peut être mieux, peut être plus vite. Les médias en font soit la fin du travail créatif, soit une lubie de milliardaires. Toi, tu fais des films, des pubs, de la musique. Tu veux savoir ce qui change concrètement pour ton métier.

Pas de prophéties. Juste des scénarios plausibles, des leviers que tu peux actionner dès maintenant, et une section honnête sur ce que les débutants et les studios se trompent quand ils pensent « après l'AGI ».

Ce qu'on met derrière le mot AGI (sans jargon)

L'AGI, c'est l'idée d'une machine qui pourrait, en théorie, accomplir n'importe quelle tâche intellectuelle ou créative qu'un humain peut accomplir, en s'adaptant à de nouveaux domaines sans être reprogrammée à chaque fois. Aujourd'hui, on a des modèles très puissants mais spécialisés ou « généralistes » sur du texte, de l'image, du son. Ils ne « comprennent » pas le monde comme toi. Ils ne tiennent pas une vision artistique sur 90 minutes. Ils ne négocient pas avec un réalisateur capricieux à 3 h du matin.

Donc quand on parle de « course à l'AGI », on parle d'une direction, pas d'une date. Les labos poussent les modèles vers plus de raisonnement, de planification, de cohérence long terme. Les industries créatives sont dans le collimateur parce que l'image, la vidéo, la musique et le texte sont déjà partiellement automatisables. La question n'est pas « l'AGI va t elle exister », mais « comment tu te positionnes pendant que la frontière bouge ».

AGI et créativité : quatre scénarios pour les studios

ScénarioDescriptionImpact type pour un créateur
Outils toujours plus puissantsPas d'AGI « vraie », mais des modèles qui automatisent de plus en plus d'étapes (storyboard, brouillon musique, premier montage)Tu passes plus de temps en direction, en choix artistiques, en relation client. Moins en exécution répétitive.
AGI partielle créativeUn système qui tient une cohérence narrative ou visuelle sur un long format, avec peu de supervisionCertains rôles « d'exécution » diminuent. La valeur se déplace vers la vision, la direction, la singularité.
Marché saturé de contenu IATout le monde peut produire du « correct ». La rareté devient le goût, la prise de risque, l'authenticité.Ceux qui se différencient par un style, une marque, une expertise humaine résistent mieux.
Régulation et labelsObligation de déclarer l'IA, quotas, labels « humain » ou « IA assistée »Les workflows documentés, transparents, et les compétences « humaines » deviennent un argument commercial.

Aucun de ces scénarios n'est exclusif. Tu peux avoir en même temps des outils plus puissants, une AGI partielle sur certains types de contenus, un marché saturé de correct, et une régulation qui valorise la transparence. Ce qui compte, c'est de ne pas rester les bras croisés en attendant que « l'AGI décide ». Tu peux déjà structurer ton studio pour être résilient.

Scénario concret 1 : une boîte de prod qui anticipe

Imagine une petite boîte de prod qui fait des pubs et des contenus pour les réseaux. Au lieu de subir la « course à l'AGI », elle en fait un levier.

Documenter tout. Chaque projet, chaque étape où l'IA intervient (écriture, storyboard, génération image/vidéo/musique, montage) est notée. Pas pour se cacher, pour pouvoir dire « voici comment on travaille, voici où l'humain décide ». Quand les plateformes ou les annonceurs demanderont des garanties sur l'authenticité ou l'usage de l'IA, cette boîte aura déjà un processus clair. C'est exactement ce que permet une documentation de production avec Notion AI et NotebookLM, et ce que montre l'étude de cas pub TV 100 % IA : chaque plan, chaque outil, chaque décision peut être tracé.

Diversifier les compétences. Au lieu de miser uniquement sur « celui qui sait faire tourner le générateur », la boîte forme des gens à la direction artistique, au montage narratif, à la relation client, au cadrage juridique et éthique. Les outils changent, la capacité à définir une vision et à la défendre reste centrale.

Proposer des offres « humain first ». Certains clients voudront du 100 % IA, d'autres voudront pouvoir dire « fait par des humains avec une IA en support ». En ayant les deux dans le catalogue, tu ne te retrouves pas coincé quand la mode ou la régulation penche d'un côté ou de l'autre.

Scénario concret 2 : un compositeur ou un réalisateur solo

Tu es compositeur ou réalisateur. Tu as peur que « l'AGI » remplace ton métier.

Utiliser l'IA comme maquette et exploration. Les générateurs de musique type Suno ou Udio sont déjà là. Tu peux en faire des temp tracks, des brouillons de palette, des textures à retravailler. Ta valeur, c'est l'arc narratif sur toute une œuvre, la relation avec le réal, la capacité à réécrire en une nuit après une projection. L'AGI ou les modèles avancés ne suppriment pas ça tant qu'on ne leur donne pas la main sur la décision finale. Donc ta stratégie : maîtriser les outils, garder la main sur le sens.

Construire une marque de goût. Si demain tout le monde peut générer une « BO correcte », ce qui reste rare, c'est le goût. Les références, les choix de refus (« pas ça »), la cohérence d'un univers sur plusieurs projets. Tout ce qui relève de la direction artistique et de la confiance client devient ton socle.

Ne pas confondre AGI et automatisation actuelle. Beaucoup de peurs mélangent « l'IA d'aujourd'hui qui fait des trucs impressionnants » et « l'AGI hypothétique qui ferait tout ». L'automatisation actuelle, tu peux déjà la canaliser. L'AGI, personne ne sait quand ni sous quelle forme elle arrivera. Concentre-toi sur les deux prochaines années : outils, documentation, positionnement « humain first » ou « IA assistée » selon les clients.

Ce que les débutants et les studios se trompent sur l'AGI et la créativité

Erreur 1 : Croire que l'AGI sera une date précise

« En 2028 l'AGI sera là. » Non. Ce sera une évolution par paliers. Des modèles qui tiennent un peu mieux la cohérence longue, qui planifient un peu plus, qui nécessitent un peu moins de supervision. Tu n'as pas à attendre un big bang. Tu as à adapter ton workflow et ton positionnement au fur et à mesure.

Erreur 2 : Penser que « créatif » = protégé

« L'IA ne pourra jamais être créative. » Les définitions de créativité bougent. Déjà, des modèles produisent des images, des musiques, des textes que des humains trouvent beaux ou utiles. Ce qui reste difficile, c'est la cohérence sur un projet long, la responsabilité (« c'est moi qui signe »), la relation avec un commanditaire. Donc ne te rassure pas avec « la créativité est sacrée ». Travaille plutôt sur ce qui te rend irremplaçable : vision, confiance, traçabilité.

Erreur 3 : Ignorer la régulation et les labels

Les algorithmes des plateformes et les lois sur la transparence de l'IA vont probablement imposer des déclarations, des labels, des quotas. Les studios qui auront déjà documenté leur usage de l'IA et proposé des offres « humain » ou « IA assistée » claires seront en avance. Ceux qui n'ont rien préparé subiront. L'article sur l'authenticité et les avatars IA en entreprise pose déjà les bonnes questions pour la com interne ; la même logique s'applique à la relation client et aux appels d'offres.

Erreur 4 : Tout miser sur un seul outil ou un seul type de contenu

Si tu ne fais que « faire tourner le dernier modèle à la mode », tu es remplaçable. Si tu combines direction artistique, montage narratif, relation client, et maîtrise de plusieurs briques (image, vidéo, son, texte), tu résistes mieux. La stratégie de contenu vidéo 2026 et les tendances IA montrent déjà qu'il faut penser en écosystème, pas en outil unique.

Pro Tip. La course à l'AGI est une direction, pas une fin de partie. Ta meilleure carte est de documenter comment tu travailles, de proposer des offres claires (humain / IA assistée), et de renforcer tout ce qui relève du goût, de la vision et de la confiance.

PiègePiste de solution
Attendre la « vraie » AGI pour réagirAdapter maintenant : documentation, diversification des compétences, offres humain / IA
Croire que la créativité est intangibleRenforcer vision, traçabilité, relation client ; maîtriser les outils pour garder la main
Sous-estimer la régulationSuivre les débats sur labels et transparence ; préparer des processus documentés
Tout miser sur un outilCombiner direction artistique, montage, relation client, plusieurs briques créatives

Image corps – Direction artistique et écrans

Ressources pour rester calé

Sans devenir obsédé par l'actualité IA, garde un œil sur : les annonces des grands labos (OpenAI, Google, Anthropic, etc.) sur les capacités « raisonnement » ou « long context » ; les débats réglementaires (UE, USA) sur la transparence et les labels ; les évolutions des plateformes (Meta, TikTok, YouTube) sur la détection et la valorisation du contenu. Sur ton propre site, les guides créer un mini-film de A à Z avec l'IA et comparatif Runway, Kling, Pika te permettent de garder un workflow pro quel que soit le palier suivant des modèles.

Pour une vision pragmatique des outils IA actuels et de leur place dans un workflow créatif, la vidéo

Quelle est la MEILLEURE IA en 2026 ? (La vraie comparaison)

pose les bonnes questions sans fantasmer l'AGI.

Image corps – Équipe créative et écrans

Ressource externe : OpenAI Research (avancées modèles).

Frequently Asked Questions (FAQ)

Qu'est-ce que l'AGI exactement ?

L'AGI (intelligence artificielle générale) désigne une machine capable en théorie d'accomplir n'importe quelle tâche intellectuelle ou créative qu'un humain peut faire, en s'adaptant à de nouveaux domaines sans être reprogrammée. Aujourd'hui on a des modèles très puissants mais pas « généraux » au sens strict.

Les créatifs seront-ils remplacés par l'AGI ?

Personne ne sait sous quelle forme une AGI arriverait ni quand. Ce qui est sûr : l'automatisation partielle (images, vidéos, musique, textes) progresse. Les rôles qui résistent sont ceux où la vision, le goût, la relation client et la responsabilité (« c'est moi qui signe ») restent centraux. Documenter ton processus et proposer des offres claires (humain / IA assistée) te rend plus résilient.

Que faire concrètement dans mon studio en 2026 ?

Documente où et comment l'IA intervient dans tes projets. Diversifie les compétences (direction artistique, montage, relation client, cadrage juridique). Propose éventuellement des offres « humain first » et « IA assistée ». Suis les débats sur les labels et la transparence pour anticiper la régulation.

L'AGI va-t-elle tuer la création artistique ?

La création artistique a toujours évolué avec les outils. Les modèles actuels produisent déjà des œuvres jugées belles ou utiles. Ce qui reste difficile pour les machines, c'est la cohérence sur un long format, la responsabilité et la relation de confiance avec un commanditaire. Travailler sur ces dimensions te positionne mieux que d'attendre une « fin de la créativité ».

Faut-il arrêter d'apprendre les outils IA en attendant l'AGI ?

Non. Plus tu maîtrises les outils actuels (génération image, vidéo, musique, texte), plus tu peux les canaliser et garder la main sur le sens. L'AGI hypothétique ne change pas cette logique : les prochains paliers seront probablement des extensions de ces outils, pas un remplacement instantané de tout.

Comment parler d'AGI avec mes clients ou mon équipe ?

Évite les prophéties. Parle de tendances : outils de plus en plus puissants, marché potentiellement saturé de contenu « correct », demande possible de transparence et de labels. Positionne ton studio comme capable de livrer avec ou sans IA, et de documenter comment. Ça rassure sans promettre l'impossible.

Frank Houbre - expert IA vidéo et Image

Frank Houbre - expert IA vidéo et Image

Frank Houbre est un expert en IA vidéo et image, artiste IA et filmmaker récompensé aux Seoul International AI Film Festival et aux Mondial Chroma Awards. Avec plus de 10 ans d'expérience en entrepreneuriat digital, il crée des courts-métrages et animés entièrement générés par IA (Midjourney, Kling, Adobe Firefly). Co-Fondateur de Screenweaver et de la communauté #AIStudios, il partage des tutoriels gratuits et avis d'outils sur Business Dynamite pour aider les créateurs à automatiser leur production.

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