AI Studiopar businessdynamite
← Blog
Images IA27 février 2026· 11 min de lecture

Pourquoi l'IA a-t-elle parfois du mal à écrire du texte sur les images ?

Les lettres déformées, les caractères inventés : une explication simple de pourquoi les générateurs d'images ratent souvent le texte, et ce qu'on peut faire.

Partager :

Tu as demandé une affiche avec le mot « Café » ou « OPEN ». Le résultat : un C à l’envers, un E avec une barre en trop, des caractères qui ressemblent à une langue inconnue. Tu te demandes pourquoi. Ce n’est pas un bug. Ce n’est pas toi. C’est une limite structurelle de la façon dont les modèles d’images IA « voient » et « produisent » le texte. On va l’expliquer simplement, sans formules. Ensuite, on dira quoi faire en pratique. Pour les solutions concrètes (outils, post-production), voir comment obtenir du texte lisible dans une image IA.

La réponse en une phrase

Les générateurs d’images ne n’écrivent pas. Ils reconstruisent des formes à partir de millions d’exemples. Les lettres sont des formes très précises. Un pixel de trop ou de moins et le caractère devient faux. Les modèles n’ont pas de « règle » du type « A = deux traits et une barre ». Ils ont des statistiques sur à quoi ressemble un A dans des images. Résultat : parfois ça colle, souvent ça dérape. Pour un titre ou un slogan fiable, la solution la plus sûre reste de générer l’image sans texte et d’ajouter le texte ensuite dans un éditeur. Pour comprendre comment ces modèles produisent une image en général, comment fonctionne une IA génératrice d’images.

Les générateurs d’images ne « écrivent » pas. Ils reconstruisent des formes à partir de statistiques. Les lettres sont trop précises pour être fiables.

Ce qui se passe vraiment : pixels, pas caractères

Comment l’IA génère une image

En bref : le modèle part du bruit (pixels aléatoires) et « retire » ce bruit pas à pas en s’appuyant sur ton prompt. Il a appris, pendant l’entraînement, des patterns : à quoi ressemble un visage, un arbre, une tasse. Il ne stocke pas des images. Il a extrait des régularités. Quand tu demandes « une tasse de café », il converge vers des formes qui correspondent à ces patterns. Pour une tasse, il y a des millions d’exemples. Pour un mot précis comme « Café », il y a moins de régularité : polices différentes, angles différents, langues différentes. Le modèle fait de son mieux. Il produit des formes qui ressemblent à des lettres. Pas des caractères encodés comme dans un logiciel de mise en page.

Pourquoi les lettres posent problème

Une lettre est une forme très contrainte. Un « A » doit avoir deux branches et une barre. Un « O » doit être fermé. Si un pixel manque ou est déplacé, on obtient un autre caractère ou un symbole bizarre. Les modèles ne « savent » pas que tel groupe de pixels = « A ». Ils savent que tel groupe de pixels ressemble à ce qu’ils ont vu dans des images contenant des A. Du coup, ils peuvent inverser des lettres (miroir), en ajouter ou en oublier, ou mélanger des styles de polices. C’est une limite statistique, pas une erreur de programmation. Certains outils (Ideogram, DALL·E 3) ont été entraînés ou optimisés pour mieux gérer le texte. Ils font mieux, mais pas parfait. Pour les détails techniques sur la diffusion, comment fonctionne l’IA génératrice d’images.

Comparaison : écriture humaine vs génération IA

Écriture humaine / logicielGénération IA
On trace ou on choisit un caractère dans une policeOn génère des pixels qui « ressemblent » à des lettres
Chaque caractère a un code (Unicode) et une forme définiePas de code ; seulement des patterns visuels
Résultat déterministe (même police = même rendu)Résultat variable (chaque génération peut différer)
Contrôle total sur orthographe et lisibilitéContrôle limité ; déformations possibles

Ce qu’on peut faire en pratique

Option 1 : Choisir un outil qui gère mieux le texte. Ideogram et DALL·E 3 sont souvent plus fiables pour un mot ou une courte phrase. Tu peux itérer. Pour des affiches avec peu de texte, ça peut suffire.

Option 2 : Générer l’image sans texte, puis ajouter le texte. C’est la méthode la plus fiable. Tu demandes un fond, une ambiance, une scène, sans aucun mot dans le prompt. Tu télécharges l’image. Tu l’ouvres dans Canva, Photopea, Figma ou un logiciel de montage. Tu ajoutes une zone de texte et tu tapes ton titre, slogan, nom. Le texte est toujours lisible car il est produit par l’éditeur, pas par l’IA. Pour le pas à pas, images avec texte lisible, outils et techniques.

Option 3 : Limiter le texte dans le prompt. Si tu tiens à faire générer le texte par l’IA, reste sur un à cinq mots. Indique le texte exact entre guillemets et précise « bien lisible », « centered », « no other text ». Avec Ideogram ou DALL·E 3, tu augmentes tes chances. Accepte de relancer deux ou trois fois.

> La méthode la plus fiable : image sans texte + texte ajouté dans un éditeur. Tu gardes le contrôle total.

Scénarios réels

Scénario 1 : Affiche avec un seul mot. Marc veut « OPEN » sur une vitrine de café. Il utilise Ideogram avec le texte entre guillemets. La première génération a un « N » bizarre. Il relance. La deuxième est correcte. Il a compris : avec un outil adapté et peu de texte, on peut obtenir un rendu correct en itérant.

Scénario 2 : Couverture de rapport avec titre long. Sophie a besoin du titre complet du rapport sur une couverture. Elle sait que les modèles déforment souvent les phrases. Elle génère un fond professionnel sans texte (dégradé bleu, motif minimal). Elle ouvre Canva, importe l’image, ajoute une zone de texte avec le titre et choisit la police. Résultat propre et rapide. Elle n’a pas perdu de temps à corriger des lettres générées par l’IA.

Scénario 3 : Slogan sur une photo de produit. Thomas veut « Nouvelle collection » sur une image de mode. Il teste DALL·E 3 avec le texte entre guillemets. Une fois sur deux, une lettre est incorrecte. Il bascule sur : image de produit sans texte + texte dans un éditeur. Il réutilise cette méthode pour tous les visuels avec du texte important.

Ce que les débutants se trompent (et comment corriger)

Erreur 1 : Croire que « mieux formuler » suffira. Le problème n’est pas la formulation du prompt, c’est la façon dont le modèle produit les pixels. Correction : pour du texte fiable, utilise un outil optimisé (Ideogram, DALL·E 3) ou ajoute le texte en post-production.

Erreur 2 : Demander un paragraphe dans l’image. Les modèles ne sont pas faits pour ça. Correction : un mot ou une courte phrase au maximum. Pour plus, génère l’image sans texte et ajoute le contenu dans un éditeur.

Erreur 3 : S’acharner avec un outil qui gère mal le texte. Midjourney et beaucoup d’autres déforment souvent les lettres. Correction : pour des visuels avec du texte, choisis Ideogram ou DALL·E 3, ou passe par l’option image + éditeur.

Erreur 4 : Ne pas relire le rendu. L’IA peut inverser une lettre ou en ajouter une. Correction : vérifie toujours l’orthographe et la lisibilité avant de publier. En cas de doute, ajoute le texte en post-production.

Erreur 5 : Penser que c’est « de ta faute ». Les déformations sont une limite des modèles actuels. Correction : ce n’est pas toi. Adapte ta méthode (outil adapté ou post-production) au lieu de multiplier les essais avec un outil inadapté. Pour les erreurs courantes en image IA, ce que les débutants ratent.

ProblèmeCausePiste de solution
Lettres inversées ou en tropModèle reconstruit des formes, pas des caractèresIdeogram ou DALL·E 3 ; ou texte en post-prod
Mots illisiblesMême causeRéduire à un mot ou une phrase ; ou post-prod
Texte parasite (mots non demandés)Modèle invente à partir de patterns« No other text » dans le prompt ; ou image sans texte
Police incohérentePas de contrôle police dans le générateurAjouter le texte dans un éditeur avec la police choisie

En résumé

L’IA a du mal à écrire du texte sur les images parce qu’elle ne trace pas des caractères, elle génère des pixels qui ressemblent à des formes vues pendant l’entraînement. Les lettres sont des formes très contraintes ; un petit écart et le rendu est faux. Pour obtenir du texte lisible, soit tu utilises un outil mieux adapté (Ideogram, DALL·E 3) avec peu de texte et des itérations, soit tu génères l’image sans texte et tu ajoutes le texte dans un éditeur. La deuxième méthode est la plus fiable pour les projets pro. Pour le détail des outils et du workflow, comment faire des images avec du texte lisible généré par IA.

Image corps – Texte ajouté en post-production

Image corps – Limite des lettres générées

Foire aux questions

Pourquoi l’IA déforme les lettres ?

Parce qu’elle ne « écrit » pas avec un alphabet encodé. Elle génère des pixels à partir de patterns appris sur des millions d’images. Les lettres sont des formes très précises ; une petite variation donne un caractère faux ou illisible. C’est une limite statistique des modèles actuels.

Certains outils sont-ils meilleurs pour le texte ?

Oui. Ideogram est spécialisé pour le texte dans l’image. DALL·E 3 (via ChatGPT) gère souvent correctement des mots courts si tu es explicite (texte entre guillemets, « clearly visible »). Midjourney et beaucoup d’autres sont souvent médiocres pour le texte.

Peut-on « apprendre » à l’IA à mieux écrire ?

En tant qu’utilisateur, non. Les modèles sont déjà entraînés. Certains fournisseurs (Ideogram, OpenAI) ont optimisé leurs modèles pour le texte. Pour toi, la solution est de choisir un outil adapté ou d’ajouter le texte en post-production.

La méthode « image sans texte + éditeur » est-elle professionnelle ?

Oui. C’est même la plus fiable pour les affiches, couvertures et visuels avec titres ou slogans. Tu gardes le contrôle sur la police, la taille, l’orthographe et la mise en page. Beaucoup de pros font comme ça.

Combien de mots peut-on raisonnablement demander dans une image IA ?

En pratique : un à cinq mots avec Ideogram ou DALL·E 3. Une phrase très courte peut passer. Au-delà, les erreurs deviennent fréquentes. Pour des phrases ou des paragraphes, ajoute le texte dans un éditeur après avoir généré l’image.

Pourquoi parfois ça marche et parfois non avec le même prompt ?

Parce que la génération part d’un bruit aléatoire. Chaque lancement donne un chemin de « débruitage » légèrement différent. Donc le même prompt peut produire un texte correct une fois et déformé la fois d’après. Itérer ou passer par la post-production évite cette loterie.

Faut-il écrire le texte en anglais dans le prompt pour de meilleurs résultats ?

Pas obligatoire. Les modèles comprennent le français. Pour des mots courts (OPEN, CAFÉ, etc.), le français ou l’anglais peuvent marcher. Si tu obtiens de meilleurs résultats en anglais avec certains outils, tu peux tester, mais ce n’est pas une règle générale. L’essentiel est d’être explicite (guillemets, « clearly visible ») et d’utiliser un outil adapté.

Où trouver un tutoriel pas à pas pour avoir du texte lisible ?

Voir comment faire des images avec du texte lisible généré par IA : outils (Ideogram, DALL·E 3), formulation du prompt, et workflow « image sans texte + texte dans Canva/Photopea ».

Frank Houbre - expert IA vidéo et Image

Frank Houbre - expert IA vidéo et Image

Frank Houbre est un expert en IA vidéo et image, artiste IA et filmmaker récompensé aux Seoul International AI Film Festival et aux Mondial Chroma Awards. Avec plus de 10 ans d'expérience en entrepreneuriat digital, il crée des courts-métrages et animés entièrement générés par IA (Midjourney, Kling, Adobe Firefly). Co-Fondateur de Screenweaver et de la communauté #AIStudios, il partage des tutoriels gratuits et avis d'outils sur Business Dynamite pour aider les créateurs à automatiser leur production.

Continuer la lecture